Plante

daniel lys

humeur de jardinier

A trop ouvrir son fruit, on en perd ses graines…

Fruit rose du fusain d’Europe (Evonynus europeanus) , et sa graine orange.







C’est vrai que le Gynérium peut paraitre désué. Mais tout dépend où l’on se place…







En fouillant dans ma bibliothèque préférée, celle à qui je dois tant, j’ai retrouvé avec une joie immense l’encyclopédie visuelle bilingue, éditée par Gallimard en 92.

Et pourquoi me demandez-vous, chers lecteurs, pourquoi cette encyclopédie oubliée révèle en moi tant de plaisir ?

Tout simplement parce que ce livre montre, avec preuves photographiques à l’appui, tous les organes cachés ou visibles d’une plante. On y voit un cône de pin de l’Himalaya, une fleur fanée d’une plante caillou, la paroi cellulaire d’une algue verte, ainsi que coloré de rose, le parenchyme cortical du cocotier, qui comme tout le monde le sait se trouve être la couche entre l’épiderme et le tissu vasculaire.

Bon, me direz-vous, il n’y a pas là de quoi en faire un plat de navets aux châtaignes, une encyclopédie, ça doit être intéressant sinon on l’oublie dans sa bibliothèque préférée…

J’aime entendre le bon sens de la vox populi. Il est vrai que je ne vous ai pas encore tout dit de cette encyclopédie visuelle bilingue. Ce livre magique a non seulement l’immense avantage de vous montrer la face cachée des choses de la vie végétale, mais comme tous les mots sont traduits en anglais, page après page, vous faites d’une pierre deux coups si j’ose dire car il faut le rappeler le saint fondateur de l’église n’était pas bicéphale. Mais cela n’a rien à voir, revenons à nos plantouses.

C’est comme çà que j’ai su que : pétale se disait en anglais  petal, sépale s’écrivait sepal, qu’un pédicel était un pedicel, qu’outre manche le style était le styl, l’anthère, l’anther, le pétiole, petiol, qu’un cône restait un cône ce qui est tout à fait normal car quand on est cône on est cône, référence vous l’aurait deviné, au grand Brassens, défenseur de la langue française lui !

Je vous ai démontré par-là, qu’il fallait se méfier des livres. Un bouquin qui fait croire par le biais d’images scientifiques que les Anglais causent comme nous, est dangereux pour nos chères petites têtes blondes. Il y a des livres à ne pas mettre devant n’importe quels yeux ! La censure dans ce pays ne fait pas son boulot !







En réponse à une question d’internaute:
les nématodes sont ils la panacée pour éliminer les larves qui infestent mon jardin et celui de mon voisin ?
Il n’y a pas de panacée en matière de lutte. Je connais l’efficacité des nématodes pour la lutte contre les limaces mais pas pour les larves en général et en particulier celles de hanneton.
En revanche, la couverture totale du sol en permanance par de la paille sur 5 à7 cm à la place ou entre les cultures donne de bons résultats. Cette couverture apporte un abri aux populations d’insectes terricoles qui se nourrissent de larves et d’oeufs.
 
Mais les larves ressemblant à celles du hanneton sont nombreuses. Il peut aussi s’agir d’autres coléoptères, ce qui n’enlève rien à la nuisibilité des larves certes. Mais celà peut modifier votre action sur les adultes.
Chez moi dans les sud-est (vous ne dites pas d’où vous êtes) ce sont les larves de cétoines qui sont nombreuses. Mais les paillages et le ramassage des adultes les soirs de printemps, maintiennent le nombre à un seuil acceptable.
J »espère avoir répndu à votre attente.
 






se ramassent à la pelle parait-il. Si vous avez déjà essayé cet exercice, vous avez vite compris qu’il vous faudrait un autre outil pour cette tâche automnale. Peut-être faut-il comprendre qu’il y a beaucoup de feuilles à ramasser…

Cela dit, pourquoi ramasser les feuilles ? Et quel devenir pour ces princesses jadis vertes qui dansaient au souffle du vent ?

Je passe très vite sur le fait que d’aucun trouve que les feuilles parterre, « ça fait sale », la beauté n’est que subjective.

Certains profitent de cette manne pour la mettre en tas et fabriquer ainsi un compost de qualité. D’autres collectent les feuilles pour les étaler ensuite dans les massifs ou au pied des plantes gélives. D’autres encore, enfument le voisinage en voulant réduire le volume par le feu. J’en connais même qui laissent les feuilles en place, voulant faire comme la Nature et avec un soupçon d’ésotérisme, pense que le hasard n’existe pas et que si la feuille est tombée ici, c’est qu’elle a quelque chose à y faire…

Le jardinier averti choisira la destinée des feuilles suivant ses besoins, en oubliant la réduction par les flammes. Les feuilles continuent leur fonction en redonnant de la vie au êtres vivant dans le sol. Leur décomposition lente fournira les éléments nutritifs pour les autres plantes. Et avant cela, elles seront un manteau pour une protection hivernale.

En tas, en place, repositionnées dans les massifs, mises en réserve pour un mélange futur avec le gazon tondu au printemps prochain, les feuilles que l’on foule de nos pas ou que l’on caresse du râteau ont encore beaucoup à faire. Nous attendrons leur retour avec impatience et reconnaissance.