- Comment faire ?
Le compostage est un procédé naturel de transformation des matières organiques, c’est-à-dire ce qui provient du vivant (herbe, racine, feuille, excrément d’animaux, cendre, cadavres de bestioles…), en matières minérales, celles dont les plantes se nourrissent. Faire du compost avec des déchets c’est redonner une seconde vie à des rebus, c’est valoriser ce qui de toute façon est jeté.
Il existe deux groupes de déchets, les matières vertes et les brunes. Les vertes, comme l’herbe (qui est verte ça tombe bien !) sont des matières moelles car pleines d’eau. Les brunes, comme le bois (qui est brun, ça alors !) mais aussi la paille, les feuilles sèches… contiennent beaucoup moins d’eau.
Les vertes sont des matières azotées, les brunes, riches en carbone. C’est pourquoi il faut les mélanger pour obtenir un ensemble compostable.
3 règles d’or, mélanger les matières, les maintenir humides mais non trempées et aérer le tout de temps en temps en remuant le tas.
- Peut-on tout mettre ?
Oui mais… D’après ce qui est écrit pratiquement dans tous les ouvrages traitant du compostage, on précise de ne pas mettre au compost les végétaux malades, et les herbes qui sont en graines. Principe de précaution ? peut-être mais de quoi ? Sauf erreur – et je peux en commettre - je n’ai trouvé nulle part, des expériences relatant une infestation plus importante sur des végétaux qui auraient été fertilisés avec un compost fait avec des matières végétales parasitées par des champignons pathogènes. En d’autres termes, ce n’est pas parce que vous avez mis au compost des feuilles de pommier ou de rosier malades, que les plantes recevant le compost seront plus vulnérables. D’ailleurs une plante bien nourrie avec du compost est moins vulnérable aux attaques parasitaires. Pour moi le risque n’est pas plus important. Si votre plante est faible ou fragilisée, vous êtes en face d’un risque majeur de parasitage.
Par expérience, je mets tout au compost. Il est vrai que je le fais correctement, celui-ci monte en température et les germes et graines sont en grande partie détruits, les insectes et vers faisant le reste.
- Et si ça sent mauvais ?
Manque d’air ! on le retourne et les choses rentrent dans l’ordre rapidement.
- Quand pourrais-je m’en servir ?
Patience ! Dès que le résultat ressemble à du terreau du commerce, quand on ne peut plus reconnaitre les sources premières. (la pelure de la banane ou les feuilles du poireau).
Au minimum, c’est 6 mois d’attente mais plus souvent l‘année entière voire plus si le tas sèche en cours de route.
- Quand commencer un compost ?
Dès que vous avez des déchets…
Voici où nous en sommes avec la réglementation européenne visant la filière des médicaments à base de plantes médicinales.
Madame, Monsieur,
Votre mobilisation massive au sujet de la directive THMPD (médicaments à base de plantes médicinales) a eu un premier résultat : les autorités européennes ont déclaré avoir compris qu’elles devaient faire des propositions concrètes pour limiter les ravages de leur directive !
Cette promesse a été faite lors d’une rencontre organisée à Bruxelles le 21 juin 2011 par la députée européenne Michèle Rivasi suite à notre pétition et aux nombreuses questions écrites posées par les parlementaires à la Commission Européenne grâce à vous.
L’événement, intitulé «Everything you want to know on the TRADITIONAL HERBAL MEDICINE PRODUCTS DIRECTIVE », a réuni 70 personnes et a offert une excellente occasion de remettre vos signatures à Andrej Ryz, directeur de la Direction Santé publique au sein de la DG Santé et consommateurs de la Commission Européenne.
Mais le bilan a été clair : pour l’instant, la situation est tout simplement catastrophique.
Anthony Humphrey, un des directeurs de l’agence européenne du médicament a reconnu lors de cette rencontre que, sur 1351 dossiers qui ont été déposés pour obtenir des médicaments traditionnels à base de plante depuis sept ans, l’administration européenne n’en a pour accepté que… 53 pour l’instant.
C’est bien simple : 87 % des dossiers examinés ont été refusés. Pire encore : concernant les dossiers déposés par la France, aucun n’a été accepté. Zéro. Rien. Nulla.
Le désastre que nous avions annoncé est donc en train de se produire, malheureusement.
Il faut ajouter à cela que la directive THMPD a créé un situation d’insécurité juridique maximale. Ainsi que nous l’avions annoncé, seuls les plus gros laboratoires pharmaceutiques, ceux qui emploient des bataillons d’avocats à plein-temps, sont équipés pour se mettre aux normes.
Dans les herboristeries artisanales en France, ou ce qu’il en reste, flotte un parfum de désespoir. Les grossistes sont en partie bloqués. Personne ne sait plus s’ils peut encore distribuer des plantes ou des préparations à base de plantes. Dans le doute, beaucoup préfèrent s’abstenir.
Au mois d’avril, alors que la Directive entrait pleinement en application, c’est la plus totale confusion qui s’était installée : les uns se sont alarmés ; les autres se sont voulus rassurants.
Mais tout le monde est tombé d’accord, aujourd’hui, sur le fait que, pour les petits acteurs, c’est le cercueil à plus ou moins long terme.
Nous avions accusé les grands laboratoires d’avoir fait le coup. Mais la réalité semble encore plus terre-à-terre : en fait, ainsi que l’a révélé la table-ronde organisée à Bruxelles, la vérité brute est que la Commission européenne ne connait rien aux médicaments traditionnels à base de plantes.
Elle ne savait pas que la fabrication et la distribution des remèdes médicinaux s’est toujours faite localement par des petits acteurs économiques – cueilleurs, producteurs, herboristes. Alors, sans s’en rendre compte, elle a fait un texte qui revenait à signer leur arrêt de mort.
Prochaine étape
Lors de la rencontre, les représentants de la Commission européenne ont déclaré qu’ils ne changeraient pas le texte d’eux-mêmes, mais les députés européens présents, en particulier la député française Michèle Rivasi, ont affirmé qu’ils se saisiraient du dossier pour faire changer la directive, devant le soulèvement populaire que nous avons causé.
Pour l’IPSN cela veut dire que nous devons continuer notre action auprès des députés européens pour qu’ils déposent des amendements destinés à améliorer le texte.
Il faudra aussi agir au niveau national. L’administration française doit clarifier ses positions de façon urgente ; qu’elle dise comment il faut comprendre le texte et ce que les professionnels de la santé sont en droit ou non de faire.
Enfin, chacun de nous peut agir sur le plan personnel.
D’abord en continuant à informer son entourage des dangers qui pèsent sur le droit de chacun de choisir sa médecine.
Ensuite en faisant mieux connaître les traitements naturels qui soignent vraiment. Car c’est après tout le meilleur argument en faveur des médecines naturelles.
Un bon moyen de le faire est de s’inscrire à un des nombreux services d’information gratuits qui existent aujourd’hui sur Internet, et qui vous informent des nouvelles découvertes de la médecine naturelle. Il y a en particulier la lettre d’information de Jean-Marc Dupuis (pour vous inscrire, cliquer sur ce lien). Jean-Marc fait un travail essentiel pour nous soutenir en nous aidant à rédiger les articles sur le site,www.institut-protection-sante-
Ce sera donc à l’IPSN d’exercer une vigilance constante sur ce que proposeront les députés européens, tout en maintenant une forte pression pour que nous obtenions un résultat tangible sur le terrain.
Bien à vous,
Augustin de Livois
Directeur
www.institut-protection-sante-naturelle.eu
Institut pour la Protection de la Santé Naturelle - 253A Chaussée de Wavre - 1050 BRUXELLES
Rentré d’un voyage vers d’autres contrées de la Nation, je destine les quelques jours précédants la reprise du labeur alimentaire, à une remise en état du verger. Les fruits en surnombre – il y en a toujours, l’éclaircissage des fruitiers, vous savez, ce moment pénible obligeant à faire une sélection et jeter une partie de la récolte au printemps, a encore été trop laxiste – sont tombés au sol et les vers, fourmis, guêpes et frelons grignotent ce que la pourriture n’a pas encore transformé.
Une paire de gants, un râteau, une brouette et un tube d’Apis mellifica en 5 ch en poche au cas où un hyménoptère affolé viendrait planter son dard dans ma chair tendre (eh oui!) et les fruits sont ramassés et triés. Les encore potables iront dans la cuisine, sur la table d’autopsie. Une fois pelés (à cause de la tavelure), épépinés et débarrassés des galeries noircies, creusées par les larves de carpocapses – c’est ça quand on ne traite pas! – les quartiers de pommes se transformeront en jus puis sorbet. Une barquette de cette glace sera planquée dans le fond du congélo et fera impression lors d’un repas de fêtes de fin d’année, servie au milieu du dîner avec un petit verre de calva…
Tout compte fait, j’ai bien fait de laisser des fruit en surnombre…
Une question de Marie Claude :
J’ai un jardinet qui entoure ma maison dont une partie est mitoyenne. Je dois refaire la clôture qui sépare mon jardin de celui du voisin. Je voudrais quelque chose de propre et « vivant ». J’ai donc pensé à planter des bambous. Toutefois certains m’ont mis en garde sur la propagation de cette plante dont les racines pourraient s’étendre bien au delà de l’espace qui lui serait donnée. Pouvez vous me conseiller ?
L’avantage du bambou est sa verdure, sa hauteur que l’on peut maitriser, l’isolement du bruit …. Est il possible de planter les bambous en jardinières ?
Merci pour vos conseils.
Ma réponse:
Vous avez cité quelques avantages du bambou et il serait dommage de ne pas en profiter. Néanmoins, le bambou a tendance à aller voir ailleurs ce qu’il s’y passe ! Il y a donc plusieurs solutions afin d’éviter que votre jardin et celui de vos voisins ne soient envahis par une plante colonisatrice.
Il existe de nombreuses variétés de bambous, entre les nains de 30cm de hauteur et les géants dépassant les 10 mètres. Déterminer la hauteur maximale est une première règle.
Il existe deux grands types de bambous, les « traçants » et les « cespiteux ». Ces derniers forment des touffes compactes sans avoir l’inconvénient de ces racines traçantes qui…tracent ! Je les préconise donc. Mais ils sont bien plus chers à l’achat et tous les points de vente n’en possèdent pas. Il faut souvent les commander, mais vraiment c’est un soucis en moins.
Dans le cas où votre choix se porte sur des bambous de variétés classiques, la plantation se fait en « fosse » où est apposée sur les cotés une bâche semi rigide « spéciale bambou » afin de retenir les racines traçantes à l’intérieur de la fosse.
La plantation des bambous en jardinière est possible. Il suffit d’adapter le volume du contenant à celui des racines de la plante (l’inverse est impossible!) : un petit bac pourra accueillir un petit bambou.
D’autres renseignements sur l’article « Bambous cespiteux? oui mais quoi ?«
L’Achillée filipendula a un feuillage de fougère, une fleur en corymbe jaune, une résistance à quasiment tout, et une odeur, heu… comment dirais-je… un peu acre. Bon, on aime ou on n’aime pas. Mais alors, comme plante facile qui colonise les endoits secs, pauvres, rocailleux, elle est champione ! De plus pour les amateurs, elle sèche remarquablement bien. Il faut alors la cueillir avant totale éclosion.
Y’a que le feuillage qui…. bon, vous n’êtes pas obligé de mettre votre nez dessus et de le froisser (le feuillage, pas le nez). Mais j’en connais qui aime bien cette odeur, comme quoi.







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